Pierre-Emmanuel d'Artois, consultant thérapeute psycho-holistique. L'ouverture de conscience par l'introspection et la compréhension holistique.
Pierre-Emmanuel d'Artois consultant en thérapie introspective
L'ouverture de conscience par l'introspection et la compréhension holistique.

"Agir pour" ou "Réagir contre" ? le 25/06/2024

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Résister ou créer ?

Se rappeler notre spiritualité pour être proactif

Et si devant les provocations, les comportements sournois ou les vengeances, nous choisissons de ne pas jouer le rôle qui nous est proposé, de ne pas nous sentir en colère ou abattu, de ne pas nous sentir concernés, que se passerait-il ?

Et si nous posions des actions pour faire émerger la paix et les relations harmonieuse que nous souhaitons, que se passerait-il ?

Deux intentions, deux chemins

Faut-il réagir, résister, chercher à avoir raison, à se sauver la face ?

Résister aux mauvaises situations qui nous arrive capte notre attention ; il y a déjà un souci ici parce qu'il y a toujours de quoi s'offusquer ; regardez l'état du monde, on pourrait littéralement passer sa vie entière à s'indigner, à réagir plutôt que vivre notre existence.

Ensuite, résister c'est une réaction, et comme on est en mesure d'écrire la formule d'une réaction chimique, dans la réaction on est prévisible, calculable, sous contrôle.

En plus, résister est-ce que ce n'est pas, dans un sens, faire la guerre à la guerre pour obtenir la paix ?

Sans compter que l'énergie que l'on utilise à dénoncer les méfaits des autres c'est de l'énergie qui n'est plus disponible pour soutenir l'émergence de l'harmonie.

En psychologie on comprend que "Ce à quoi on résiste persiste" parce que le sujet (ce contre quoi nous résistons) est alimenté par le fait que nous lui résistons ; en effet si je veux être résistant, pour exister en tant que résistant (cad pour justifier cette réalité à notre esprit créateur), il faut quelque chose contre lequel résister. C'est notre résistance qui lui donne consistance : le sujet de notre résistance est nourri par nos énergies, notre attention, nos intentions.

Devons-nous continuer à donner plus d'importance à ce que nous reprochons aux autres qu'à notre bien-être ?

Résister c'est accepter de laisser passer nos convictions et nos élans au second plan, c'est renier cette partie de nous qui ne cherche qu'à être joyeuse et à jouer.

Quand cultivons-nous notre bonheur ? (c'est bien ça que nous recherchons, n'est-ce pas?)

Choisissons de créer, car la création inclue la transformation de ce qui est en place, du vieux, pour pouvoir créer le nouveau.

Prenons pour exemple notre société humaine et imaginons qu'elle est un « puzzle capitaliste » : tu veux détruire ce puzzle car il ne te convient pas, soit.

Que fais-tu ? Tu défaits les pièces, tu les mélanges, tu mets le bazar ; tu obtiens un gros tas de pièces en vrac.

Mais si tu es dans une optique de création que se passe-t-il ? Tu prends les pièces du « puzzle capitaliste » et tu les places sur un nouveau plan et au fur et à mesure tu construis un « puzzle nouvelle-société ».

Si la création intègre la destruction, la destruction n'implique pas la création ; rien ne se crée, rien ne se perd, tout se transforme ; il nous faut une vision de la transformation que nous souhaitons ; il nous faut une vision de la situation que nous souhaitons voir se réaliser et agir en fonction d'elle.

L'esprit est un jardin, tout ce que l'humain crée prend d'abord vie dans son esprit.

Prenons une fleur en pot ; si régulièrement nous l’arrosons alors elle grandira et fleurira ; c'est une manière d'utiliser nos intentions (nous décidons de l'arroser) et de donner notre attention (nous l'arrosons effectivement) ; à partir du moment où nous allons arrêter de lui donner de nos énergies, elle se mettra à dépérir ; et il en est de même pour tout : on nourrit ce sur quoi on oriente nos intentions et attentions.

Si nous avons envie de réaliser tel ou tel projet, nous y pensons, y engageons notre temps et notre attention, et ce projet va prendre plus de place dans notre existence de sorte que des idées vont surgir à notre mental pour nous permettre de le réaliser.

À partir du moment où nous cessons de penser (et par extension d'agir) à notre idée sa concrétisation s'éloignera de notre réalité, aussi inéluctable qu'elle se réalisera si nous y maintenons notre attention.

Agis pour ce que tu veux, pas contre ce que tu ne veux pas !

Ce que nous sommes en mesure de créer et de poser comme action est conditionné par notre état d'être, notre dynamique intérieure : nos idées ne sont pas les mêmes selon que l'on "soit contre" ou que l'on "soit pour".

Petite mise en pratique : deux feuilles, sur l'une d'elle indiquons en titre "pour le bonheur en couple" et sur l'autre "contre le malheur en couple", maintenant dessinons sur chacune les dessins qui nous viennent à l'esprit à l'évocation des titres ; il est probable que la feuille "contre le malheur en couple" soit sombre avec comme décors des scènes de familles qui se disputent barrées de croix rouge, tandis que la feuille "pour le bonheur en couple" contienne des dessins de familles unies, qui dansent et qui rient, le tout surmonté d'un ciel bleu.

Être contre le malheur ce n'est pas être pour le bonheur ; de la même manière, être contre les disputes ce n'est pas être pour des vies de couple épanouis ; être contre les abus pédophiles ce n'est pas être pour des enfances heureuses ; être contre le système sociétal en place ce n'est pas être pour la mise en place d'une société respectueuse, être contre la guerre ce n'est pas être pour la paix, etc.

Les énergies en jeu sont différentes, et de là découle que nos pensées et nos actions sont différentes.

Rappelons-nous ce que nous sommes !

Notre culture capitaliste s'est construit sur l'idéologie matérialiste, c'est à dire par le rejet de notre spiritualité ; c'est en niant notre spiritualité que sont justifiés des concepts comme celui de « l'Homme-machine » ou de transhumanisme, avec les conséquences qu'on leur connaît : suicide, burnout, perte de sens, isolement, besoin d'exutoires, etc. L'humain est considéré comme un objet, comme une ressource.

Nous devons réapprendre à considérer que notre valeur ne dépend pas de ce que nous faisons mais de ce que nous sommes.

La manière dont nous nous voyons délimite notre carcan cognitif, notre horizon, l'étendue de nos possibles, notre liberté.

Si nous nous voyons comme étant une personne qui se laisse facilement abuser, ou comme un individu qui n'a pas de valeur, nous aurons tendance à réagir dans un carcan limité car nous nous définissons selon des critères qui nous n'avons pas choisi.

Si nous nous voyons comme étant un être vivant, un être spirituel, un magicien en herbe, un instrument d'amour, une partie de la Vie, nous aurons tendance à être créateur, à agir librement car nous sommes notre propre boussole.

Est-ce que l'on souhaite une nouvelle société parce que l'actuelle nous semble "mauvaise" ou parce que, naturellement étant amour et lumière, on désire une société qui nous ressemble ?

Est-ce que nous faisons le "bien" parce que le "mal" existe ou pour exprimer ce que l'on Est au fond de nous ?

Est-ce qu'un artiste crée par espoir d'être regardé et célèbre ou par simple expression de ce qu'il Est ?

Est-ce qu'on aime dans l'espoir d'être aimé ou parce que nous sommes amour ?

Le soleil ne brille pas pour qu'on le voit briller, mais parce que c'est un soleil et c'est ce qu'un soleil fait.

Ainsi lorsque nous sommes confrontés à une situation désagréables ne succombons pas, prenons du recul, respirons et agissons selon nos convictions.

L'impulsion de Vie est en nous, nous sommes l'impulsion, nous sommes la Vie ; ce qui est vital c'est de préserver cette impulsion, c’est-à-dire de s'en servir (à la manière que l'on alimente une petite flamme pour qu'elle grandit); il ne s'agit pas d'aller chercher à l'extérieur un prétexte (une excuse) pour vivre.

Plutôt que de vivre par réaction choisissons de vivre parce que nous sommes la Vie.

Assurons-nous que les actions que nous posons sont bien celles qui correspondent à l'élan profond de notre cœur, de notre âme.

Que la joie soit notre boussole !

Abandonnons-nous à notre cœur.