L'amour inconditionnel le 07/02/2024
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De la Vie en moi à la Vie en toi.
Ce n'est pas forcément évident.
Qu'est-ce qu'on fait avec nos ressentiments ?
Qu'est-ce qu'on fait avec nos peurs, avec nos rancœurs, avec nos attentes?
Pourquoi je ne me sens pas accepté par certaines personnes, dans certaines situations, et que cela m'affecte ?
Pourquoi est-ce important pour moi de me sentir accepté (c'est à dire d'exister dans le monde de l'autre), important au point que cela m'amène à ne plus baigner dans le sentiment d'amour ?
L'autre (le non-moi) m'offre ce qu'il Est, mais au lieu d'accepter son art (même si la perspective de laquelle je l'aborde est bien particuliére) je crois qu'il me parle à moi (à mon moi égotique, cette partie de ce que je suis qui se sent mal à l'aise avec cela) alors qu'il parle surtout à la Vie ; il Est et fait parti de Ce Qui Est, c'est un artiste à sa manière.
Et avec la guerre, qu'est-ce qu'on fait ? Avec la misère, la pauvreté, la lâcheté, l'envie ?
C'est un peu tout ça finalement, ce genre de chose, qui nous titille, qui vient nous embêter et qui nous empêche d'être dans cet état d'amour inconditionnel, dans cet état d'être, cet état de conscience holistique.
Eh ben, toutes ces petites choses qui nous embêtent, ils faut les aimer, il faut les laisser être ; ça ne veut pas dire de les recevoir en soi et de les cultiver, mais de reconnaître leur existence simplement.
Parce que c'est aussi ça l'amour : donner la place à l'autre, au non-soi, à ce qui est extérieur ; il faut donner le droit d'exister à tout ce que l'on aime pas, finalement comme on se le donne à soi et à ce que l'on considère comme des défauts chez nous car ça fait parti de ce que l'on Est ; eh bien, tout ces choses qui nous embêtent font parties de la Vie, de Ce Qui Est.
Et c'est cela qui nous permet de s'en détacher ; tant qu'on est dans la résistance, tant qu'on cherche a nier ce qui Est (parce que ça fait partie de Ce Qui Est, c'est là ! ne serait-ce qu'à notre mental, dans nos pensées), qu'on le réfute, eh ben on lui offre une résistance ; et ce à quoi on résiste persiste car on l'alimente de notre énergie ; pour que l'on puisse être la personne qui résiste à ce que l'on aime pas, il faut que la chose à laquelle on résiste existe ; en y résistant on donne l'énergie nécessaire pour que cette chose existe et que nous puissions être la personne que nous voulons, celle qui résiste ; il n'y a pas de résistance sans un objet auquel on résiste ; la Vie répond à notre souhait en créant l'objet de résistance afin que nous soyons la personne que nous avons choisi d'être.
Est-ce difficile ? Oui et non, peut-être bien.
Est-ce réalisable ? Assurément ; la simple présence à ta conscience du potentiel de l'amour inconditionnel prouve que cet état t'es accessible.
Que se passe t-il si on l'accepte, si on reconnaît sa présence, si on lui donne le droit d'exister ?
Dans ce cas on met de la distance ; on reconnaît que ça existe, là, en nous, dans nos émotions, dans nos pensées ; et après on fait un break, on se pose, on prend son temps ; et tout naturellement ça va se détacher de nous parce que déjà on ne lui offre pas de résistance ; et que cette énergie là, celle qu'on aurait utilisé pour résister, est désormais disponible pour autre chose.
Plutôt que de résister en pensant « non je ne veux pas de ça » choississons de reconnaître son existance en pensant « oui, ça c'est là » et ensuite à partir de là nous pourrons nous demander « qui je choisis être ? » (et non pas « qu'est-ce que je veux ? » car cette pensée sous-entend un manque, notre intention vibre ce manque et la Vie nous amène des situations où nous pourrons vivre ce manque).
Plutôt que se dire « non je ne veux pas de ça » se demander « maintenant qu'est-ce que je fais, quelle personne je choisis d'être ? » et du coup diriger notre attention (nos énergies) vers notre choix.
Prenons le temps de laisser les énergies décanter un petit peu, pour assimiler la chose que « voilà, c'est ça, je suis cet être là qui a ces peurs à ce moment précis, qui a ces ressentiments, qui as cette rancœur », le temps pour reconnaître que je suis cet être là qui traîne avec un souvenir de tel ou tel événement, ce passé que je continue de porter comme un fardeau parce que j'ai encore des émotions qui y sont attachées et que je leur permet encore de m'ébranler.
Puis choississons à partir de cette acceptation, depuis cette lucidité, ce que nous voulons faire et comment voulons-nous nous sentir. Tant que nous n'aurons pas véritablement acceuilli notre passé douleureux nous ne pourrons pas l'évoquer d'une manière festive, celui-ci continura de nous pertuber à chaque fois qu'il surgira à notre mental ; il ne s'agit pas de faire comme si de rien n'était ou de faire preuve d'insensibilité ; ce souvenir on le garde en nous, il fait parti de nous ; il nous as permis d'avancer et c'est merveilleux.
Comme pour la guerre, pour être en mesure d'apprécier la paix qui vient après, il faut déjà accepter la guerre, accepter la peur, accepter la défaite.
Accepter la guerre permet de se rappeler qu'elle a été précédé de paix ; la paix précéde, la paix suit ; la paix est toujours là, présente en nous ; acceptons la guerre, observons la guerre avec paix et la guerre passera bien vite.
Accepter est l'une des clefs.
Accepter ... tout ce que l'on pourrait considérer comme mauvais, et c'est exactement pareil pour tout ce que l'on pourrait considérer comme bon parce finalement même nos émotions positives peuvent nous influencer de manière néfaste (par exemple, on a une fois gagné à un jeu de grattage et du coup à chaque fois qu'on va chez un buraliste on va reprendre un jeu de grattage en se basant sur ce souvenir heureux, plutôt que de se baser sur notre intuition du moment qui nous indique si ça vaut le coup ou pas d'acheter un jeu de grattage à ce moment là).
Accueillir l'ensemble de la création, même ce qui détruit, oui ; même le viol, l'intolérance, le racket, le terrorisme, la famine, la mort, la guerre, même tout ce que nous réprouvons ; accueillir toute la création nécessairement.
Rien ne se crée, rien ne se perd, tout se transforme ; si nous n'accueillons pas le "mauvais" et que nous y restons de ce fait attaché, comment pourrait-il permuter en autre chose ? comment nous agissons en tant qu'artisan de lumière ? comment contribuer à répandre la lumière ?
Il ne s'agit pas de tricher, ni de se forcer à se demander qui nous choisissons d'être alors que l'on est tourmentée de pensée de peine ou de chagrin ; si c'est le cas il faut être sincère, le reconnaître : « ce que je suis à ce moment précis, c'est cette personne qui est affectée par des pensées tristes » et c'est parfait, j'ai le droit d'être cela, j'ai le droit de prendre mon temps, de faire mon chemin à mon rythme, il n'y a pas de mal ici ; le mal ne se trouve t-il pas justement dans le rejet de cette réalité ?
L'amour inconditionnel est un chemin, sur lequel on avance pas à pas, au grès de nos prises de conscience sur nos "défauts" ; L'amour inconditionnel c'est embrasser et danser avec nos "travers".
S'aimer inconditionnellement, c'est aussi reconnaître que l'on est pas forcément en mesure d'aimer aussi inconditionnellement que l'on aimerait (pour le moment).
L'amour inconditionnel est un chemin et à la fois une destination.
Et tu es déjà sur ce chemin, et c'est merveilleux.
La Vie te dit MERCI, quelque soit la personne que tu choisis d'Être, MERCI.